L'esclavage chez les Touaregs de Bankilaré au miroir des migrations circulaires

Résumé : Dans la société touarègue de Bankilaré (Niger), les pratiques esclavagistes perdurent ; si leurs manifestations sont dépendantes des contextes politiques locaux, le statut d’esclave, qui se fonde sur la négation de la personne humaine, assigne cette catégorie à un groupe endogame, aux droits et devoirs originaux, sans leur refuser l’identité touarègue. Les migrations circulaires, massives et anciennes, qui concernent uniquement les hommes esclaves de 18 à 35 ans, apparaissent comme paradoxales face à la pérennité de l’esclavage. Synonyme d’individuation, l’expérience urbaine permet une conscientisation et une réflexivité sur le statut d’esclave. De retour, les migrants développent des stratégies d’évitement, de contournement de la hiérarchie, forme de désobéissance passive, qui est processus de libération balbutiant.
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Article dans une revue
Cahiers d'études africaines, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, 2005, XLV (3-4)
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Contributeur : Florence Boyer <>
Soumis le : mercredi 29 mars 2017 - 11:08:00
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Florence Boyer. L'esclavage chez les Touaregs de Bankilaré au miroir des migrations circulaires. Cahiers d'études africaines, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, 2005, XLV (3-4). 〈ird-01497752〉

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