Etude de l’hybridation inter-spécifique entre espèces du genre Coffea en Nouvelle-Calédonie : distribution des niches favorables et structuration de la diversité

Résumé : Les caféiers sont des arbres ou arbustes natifs des forêts intertropicales d'Afrique, de Madagascar, des Mascareignes et des Comores et leurs aires d'origine ou de diversification sont en forte régression. Parmi les 103 espèces du genre Coffea seules trois sont cultivées : C. arabica, C. canephora et C. liberica. L‟espèce C. canephora est celle du genre qui a la plus grande distribution dans les forêts tropicales africaines, et sa diversité génétique est structurée en cinq groupes bien distincts. L‟étude fine de la structuration de sa diversité génétique a révélé une importance particulière de la rupture floristique du Dahomey gap en tant que barrière biogéographique, ainsi que des variations climatiques du passé sur la structuration de la diversité (modèle d'étude des refuges forestiers du Quaternaire). Une collection de référence (core-collection) de la diversité sauvage et cultivée (représentée par une majorité d'hybrides inter-groupes) a été mise en place pour caractériser la diversité introduite en Nouvelle-Calédonie (depuis 1856). Cette diversité s'est révélée être élevée pour C. canephora et C. liberica et comme attendu, faible pour C. arabica. C. canephora et C. arabica (C. liberica de manière plus anecdotique) ont été introduites un peu partout en Nouvelle-Calédonie pour leur culture. Pour des raisons économiques, beaucoup de plantations traditionnelles ont été abandonnées au moment de la deuxième guerre mondiale, laissant les arbres de caféiers évoluer de manière naturelle. Des hybridations inter-spécifiques se produisent entre ces trois espèces (à hauteur de 3% dans une population tri-spécifique) grâce à une levée de barrières à la reproduction, permise par une conjoncture environnementale particulière. Une expertise environnementale fine, basée sur la comparaison des conditions environnementales entre la région de Sarraméa et les régions d'origine des trois espèces en Afrique, a permis de mettre en exergue les combinaisons environnementales favorables à la cohabitation des espèces et à leur hybridation inter-spécifique. L'équilibre entre drainage et humidité, un régime pluviométrique particulier et la présence d'un couvert forestier, sont des paramètres environnementaux importants qui maintiennent un microclimat favorable. L'étude du couvert forestier par télédétection a permis de renforcer le modèle de prédiction des niches favorables aux hybridations inter-spécifiques grâce à l‟information apportée quant à l'hétérogénéité et la présence de gros arbres dans la canopée ainsi que à l'amélioration de la résolution spatiale qui permet la détection fine de micro-habitats. Les niches favorables sont des micro-environnements répartis dans la région d'étude. Il s‟agit de mettre l‟accent sur la conservation d‟une telle néo-diversité adaptée et de valoriser ce patrimoine naturel.
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Thèse
Biodiversité. Université de la Nouvelle-Calédonie, 2009. Français
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Contributeur : Isabelle Gasser <>
Soumis le : vendredi 8 janvier 2016 - 01:20:34
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Céline Gomez. Etude de l’hybridation inter-spécifique entre espèces du genre Coffea en Nouvelle-Calédonie : distribution des niches favorables et structuration de la diversité. Biodiversité. Université de la Nouvelle-Calédonie, 2009. Français. 〈tel-01252685〉

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