PME MINIÈRES EN NOUVELLE-CALÉDONIE Petites et moyennes entreprises minières en Nouvelle-Calédonie

Résumé : À l’instar d’autres pays producteurs de nickel de la région Asie-Pacifique, la Nouvelle-Calédonie voit coexister dans son secteur minier des entreprises de transformation et des entreprises spécialisées dans l’extraction. Dans le monde et dans le Pacifique en particulier, on parle aussi de large scale mining et small scale mining. Cette division recouvre une différenciation entre des sociétés transnationales minières qui font de l’extraction à grande échelle et/ou de la transformation sur des sites uniques, et des entreprises de plus petites tailles, qui font de l’extraction de type artisanale et relativement peu mécanisée. En Nouvelle-Calédonie, on peut de la même manière décrire le secteur minier au travers de cette différenciation sauf qu’il n’existe aucune exploitation de type artisanal. Le développement minier est aujourd’hui dominé par les trois usines de Vale-NC au Sud, de KNS au Nord pour le partenariat SMSP-Glencore, et de Doniambo à Nouméa pour la SLN. Les deux premières d’entre elles disposent de sites miniers uniques qui combinent mine et usine de transformation, tandis que la SLN voit ses sites d’extraction dispersés un peu partout sur le territoire calédonien. En dehors de ces trois usines, le secteur regroupe des entreprises comme la Société des mines de la Tontouta (SMT) et ses filiales appartenant au Groupe Ballande, la Société minière Georges Montagnat (SMGM) ou le groupe Mai (MKM). Ces sociétés exploitent des mines pour leur propre compte, disposent d’un domaine minier, de clients pour l’export de leur minerai et emploient entre 100 et 400 salariés. Elles peuvent également être « tâcheron » c’est-à-dire exploiter un site pour une autre société. Elles se distinguent des métallurgistes par la dimension et le nombre restreint de sites d’extraction, la SLN restant l’entreprise qui domine la répartition de ce domaine minier. Elles s’en distinguent aussi par la structure de leur capital essentiellement familial et indépendant des grandes sociétés transnationales. Le secteur minier calédonien a connu depuis vingt ans des transformations profondes, tant politiques qu’économiques. D’un point de vue politique, si l’activité minière a participé des modes de colonisation, voire des stratégies de l’État français dans les années 1960, elle est devenue depuis le milieu des années 1990 un outil de décolonisation dans le cadre du projet politique indépendantiste. Ce positionnement a eu plusieurs effets : la signature de l’Accord de Bercy en 1998 qui a rendu possible le projet KNS mais a aussi conduit la Nouvelle-Calédonie à prendre en main les compétences relatives au secteur minier au travers du Schéma de mise en valeur des richesses minières et du Code Minier de 2009. D’un point de vue économique, la mise en oeuvre des projets du Nord et du Sud a également entraîné la multiplication d’entreprises de sous-traitance et des emplois relatifs au secteur minier (« rouleurs », contracteurs et intermittents), mais aussi tous les secteurs en lien avec la construction et le fonctionnement des usines de nickel (vente et maintenance des engins, expertise technique et environnementale, etc.).
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Contributor : Bariller Laurence <>
Submitted on : Monday, June 17, 2019 - 12:16:12 AM
Last modification on : Wednesday, November 20, 2019 - 7:10:19 AM

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Séverine Bouard, Claire Levacher, Yann Bencivengo, Louise Decottigny, Christine Demmer, et al.. PME MINIÈRES EN NOUVELLE-CALÉDONIE Petites et moyennes entreprises minières en Nouvelle-Calédonie. [Rapport de recherche] tome Nickel et Environnement, CNRT "Nickel et son environnement". 2019, 17 p. ⟨ird-02157460⟩

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